NICARAGUA : DANIEL ORTEGA ANNONCE QU’IL N’Y AURA PLUS D’ÉLECTION

NICARAGUA

Le président Nicaraguayen Daniel Ortega a annoncé que son pays ne connaîtra plus de nouvelles élections, une déclaration qui marque une nouvelle étape dans la transformation politique du Nicaragua.

En effet, le dirigeant sandiniste a fait cette annonce le dimanche 19 juillet 2026 à Managua, lors d’un rassemblement organisé pour commémorer le 47ᵉ anniversaire de la révolution sandiniste de 1979, qui avait renversé la dictature d’Anastasio Somoza.

« Il n’y aura plus d’élections ici pour qu’ils tentent de s’emparer du gouvernement et du pouvoir », a déclaré Daniel Ortega devant ses partisans. Il a accusé les partis d’opposition d’être soutenus par les États-Unis et liés aux anciens partisans du régime Somoza, affirmant que « l’époque où ces forces pouvaient revenir au pouvoir est terminée ». Le président nicaraguayen a également indiqué vouloir travailler avec l’Assemblée nationale, dominée par son camp, pour établir un nouveau cadre juridique empêchant l’opposition d’accéder au pouvoir.

Cette annonce intervient alors que Daniel Ortega dirige le Nicaragua depuis 2007, après avoir déjà occupé la présidence entre 1985 et 1990. En 2021, il avait obtenu un quatrième mandat consécutif à l’issue d’un scrutin largement contesté par la communauté internationale. Plusieurs candidats de l’opposition, dont sept prétendants à la présidentielle, avaient été arrêtés avant le vote, empêchant une véritable compétition électorale.

Vers la disparition de l’alternance démocratique

Le pouvoir d’Ortega s’est également renforcé avec l’arrivée de son épouse Rosario Murillo au poste de coprésidente. Un rapport des Nations unies publié en 2026 a estimé que le couple dirigeant avait progressivement supprimé les mécanismes de contrôle institutionnel et affaibli les contre-pouvoirs afin d’instaurer un système autoritaire.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent aussi depuis plusieurs années les arrestations d’opposants, la fermeture d’organisations civiles et la restriction des libertés publiques au Nicaragua.

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Cette décision pourrait par conséquence empêcher toute alternance politique par les urnes et accentuer l’isolement international du Nicaragua. Pour ses opposants, cette annonce confirme la volonté du régime de conserver indéfiniment le pouvoir ; pour Ortega, elle constitue une mesure de protection contre ce qu’il présente comme des tentatives d’ingérence étrangère.

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