Le Ghana a renouvelé son appel à l’Union africaine (UA) afin qu’une réponse continentale soit apportée à la recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Accra estime que les attaques visant des ressortissants africains constituent une menace pour la cohésion du continent et pour les efforts d’intégration menés depuis plusieurs années.
Les autorités ghanéennes se disent préoccupées par la multiplication des actes de violence et d’intimidation visant des migrants africains vivant en Afrique du Sud. Ces incidents, régulièrement signalés dans certaines localités du pays, alimentent les inquiétudes de plusieurs gouvernements africains.
Pour le Ghana, ces agressions ne doivent pas être considérées comme des faits isolés. Elles traduisent un phénomène persistant qui fragilise la coexistence entre les communautés africaines et compromet la sécurité de milliers de ressortissants installés en Afrique du Sud.
A lire aussi
VIOLENCES XÉNOPHOBES EN AFRIQUE DU SUD : LES VICTIMES TRAUMATISÉES
Le Ghana demande une action forte de l’Union africaine
Face à cette situation, Accra appelle l’Union africaine à renforcer son implication. Le gouvernement ghanéen souhaite que la question des violences xénophobes en Afrique du Sud figure parmi les priorités des instances continentales.
Selon les autorités, une réponse collective est nécessaire pour prévenir de nouvelles attaques et garantir la protection des citoyens africains vivant hors de leur pays d’origine. Le Ghana plaide également pour le renforcement des mécanismes de lutte contre les discours de haine et les discriminations.
Une préoccupation partagée par plusieurs pays africains
Le Ghana n’est pas le seul pays à exprimer son inquiétude. D’autres États africains, dont le Nigeria, ont également dénoncé les violences visant leurs ressortissants en Afrique du Sud.
Ces dernières années, plusieurs épisodes de tensions ont conduit certains gouvernements à organiser le retour volontaire de leurs citoyens. Cette situation continue d’alimenter les débats sur la sécurité des migrants africains et sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les États du continent.
La question des violences xénophobes en Afrique du Sud intervient à un moment où l’Union africaine multiplie les initiatives en faveur de l’intégration régionale et de la libre circulation des personnes.
Pour de nombreux observateurs, la persistance de ces tensions risque de fragiliser les efforts visant à renforcer les échanges humains et économiques entre les pays africains. Une réponse efficace de l’Union africaine est ainsi perçue comme un enjeu majeur pour la crédibilité du projet d’unité continentale.
Les autorités sud-africaines affirment poursuivre leurs actions pour assurer la sécurité de l’ensemble des résidents présents sur leur territoire. Toutefois, les appels à des mesures plus fermes se multiplient à travers le continent.
Le Ghana insiste sur la nécessité d’une mobilisation commune afin de prévenir de nouvelles violences et de promouvoir les valeurs de solidarité, de fraternité et de respect mutuel qui fondent la coopération africaine.
Alors que les regards se tournent vers l’Union africaine, la gestion de cette crise pourrait constituer un test important pour la capacité de l’organisation à défendre les droits et la sécurité des citoyens africains où qu’ils se trouvent sur le continent.




