SÉNAT : POURQUOI BONI YAYI A DÉCIDÉ DE SIÉGER ?

L’ancien président de la République, Thomas Boni Yayi, a finalement décidé de siéger au Sénat. Une décision qui contraste avec sa position initiale lors des débats sur la révision de la Constitution ayant institué cette nouvelle chambre parlementaire.

Dans un message adressé aux Béninois le mercredi 22 juillet 2026, l’ancien chef de l’État a expliqué les raisons qui motivent ce choix. Alors qu’il avait publiquement indiqué qu’il ne participerait pas aux travaux du Sénat, il estime aujourd’hui que le contexte politique national a évolué et nécessite de nouveaux espaces de dialogue.

LE SÉNAT COMME CADRE DE DIALOGUE

Dans son adresse, Boni Yayi met en avant plusieurs préoccupations qu’il juge essentielles pour l’avenir du pays. Il évoque notamment la nécessité de préserver la démocratie, de renforcer l’unité nationale, de promouvoir la paix et de favoriser le dialogue entre les acteurs politiques.

Selon lui, le Sénat peut désormais constituer un cadre de dialogue politique susceptible de porter les aspirations des populations. L’ancien président considère que les espaces d’échanges se sont progressivement réduits dans le paysage politique béninois et que cette institution pourrait contribuer à maintenir le débat démocratique.

« JE N’EN SUIS PAS DEMANDEUR, C’EST LA CONSTITUTION »

Boni Yayi justifie également sa décision par les dispositions constitutionnelles en vigueur. En vertu de l’article 113-3 de la Constitution, les anciens présidents de la République sont membres de droit du Sénat. C’est à ce titre qu’il entend exercer son mandat de sénateur.

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il affirmé dans son message, tout en assurant qu’il restera fidèle à ses convictions et à son engagement en faveur de la démocratie, de la justice et de la paix.

En choisissant de siéger, l’ancien président semble ainsi privilégier une participation active aux institutions de la République. Une décision qui continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique, alors que le Sénat s’apprête à prendre pleinement sa place dans l’architecture institutionnelle du Bénin.

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