Le Mali a vécu une nouvelle journée de fortes turbulences sécuritaires.Des attaques sont survenus ce Samedi 4 juillet. Plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa) ont été simultanément attaquées dans le nord, le centre et le sud du pays. Revendiquée par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, avec la participation du Front de libération de l’Azawad (FLA). Cette offensive est l’une des plus importantes enregistrées depuis les attaques coordonnées de fin avril.
Selon l’état-major malien, les assaillants ont frappé plusieurs positions stratégiques situées à Anéfis, Aguelhoc et Gao, dans le nord, ainsi qu’à Sévaré, dans le centre du pays. À Kéniéroba, au sud-ouest de Bamako, un établissement pénitentiaire a également été visé.
Des tirs d’armes lourdes, des roquettes et plusieurs explosions ont été signalés dès l’aube, provoquant un important déploiement des forces de sécurité autour des zones concernées.
L’armée affirme avoir repris le contrôle
Dans un communiqué diffusé quelques heures après les attaques, les FAMa ont assuré que la situation était revenue sous contrôle sur l’ensemble des sites visés. L’armée indique avoir lancé une contre-offensive terrestre et aérienne ayant permis de repousser les assaillants.
Les autorités maliennes affirment que 163 combattants ont été neutralisés lors des opérations, tout en faisant état de pertes dans leurs rangs.
Le JNIM revendique plusieurs positions militaires
De leur côté, le JNIM et le FLA livrent une version bien différente. Dans leurs communications, les deux groupes affirment avoir pris le contrôle d’au moins sept positions occupées par l’armée ou des forces alliées.
Le FLA soutient également que ses combattants sont entrés dans la ville d’Anéfis, un point stratégique du nord malien. Ces revendications n’ont, à ce stade, pas été confirmées par des sources indépendantes.
Une nouvelle démonstration des défis sécuritaires
Cette offensive met une nouvelle fois en lumière la capacité des groupes armés à coordonner des attaques sur plusieurs fronts malgré les opérations militaires menées par les autorités de transition.
Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, la lutte contre les groupes jihadistes constitue la priorité affichée des autorités, appuyées par des partenaires militaires russes. Pourtant, les violences persistent et continuent de fragiliser plusieurs régions du pays.
Au-delà des frontières maliennes, cette nouvelle vague d’attaques au Mali ravive les inquiétudes dans toute la région sahélienne. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger restent confrontés à une insécurité persistante alimentée par les groupes jihadistes.
Les événements du 4 juillet démontrent que, malgré les efforts militaires engagés, la menace demeure élevée et continue de peser sur la stabilité de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les prochains jours permettront d’évaluer les conséquences réelles de cette offensive et son impact sur l’évolution du conflit.

