DESTRUCTION DES FORÊTS : DES SANCTIONS POUR PROTÉGER LE PATRIMOINE FORESTIER.

DESTRUCTION DES FORÊTS

Au Bénin, la destruction des forêts est passible de sanctions prévues par la législation en vigueur. En effet, face aux effets grandissants des changements climatiques, à la perte de la biodiversité et à la dégradation des terres, la protection des ressources forestières est devenue une priorité nationale. Le gouvernement multiplie les campagnes de reboisement et de restauration des écosystèmes , afin de sensibiliser les populations sur l’urgence de protéger ces ressources naturelles pour les générations futures 

Cette décision vise  à protéger le patrimoine forestier face à la pression de l’exploitation illégale du bois, des feux de brousse, de l’agriculture extensive et de l’urbanisation. Les textes en vigueur interdisent notamment les coupes illicites de bois, les défrichements non autorisés, les incendies volontaires de forêts classées ainsi que toute occupation illégale des domaines forestiers de l’État.

Des sanctions sévères contre les infractions environnementales

Les auteurs de ces infractions s’exposent à des sanctions administratives, civiles et pénales. Selon la gravité des faits, les contrevenants peuvent être condamnés à des amendes importantes, à la confiscation du matériel ayant servi à commettre l’infraction, à la saisie des produits forestiers illégalement exploités et, dans certains cas, à des peines d’emprisonnement.

« Nous savons tous ce que représente l’arbre dans un contexte de réchauffement climatique. Il est important en tant qu’autorité judiciaire, de rappeler que les arbres, la forêt, la faune, la flore sont protégés en République du Bénin. Détruire un arbre, c’est se mettre en porte à faux avec la justice elle-même. La coupe abusive d’arbres, les feux de brousse, la destruction des plantations, la chasse illégale, la capture ou la vente d’animaux sauvages constituent des infractions qui peuvent entrainer des amendes sévères et des peines qui peuvent aller d’un an à cinq ans d’emprisonnement », a rappelé Michel Gbénankou Agbodjogbé, substitut du procureur du tribunal de Natitingou à l’occasion du reboisement inter-forces.

Au-delà de la répression, les autorités misent sur la sensibilisation des populations. Les campagnes de reboisement organisées chaque année, notamment à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre et de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, permettent aux citoyens d’en savoir davantage sur la nécessité de préserver les écosystèmes forestiers et d’éviter la destruction des forêts.

 

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