Bénin : Presse universitaire et réseaux sociaux dans le viseur de la HAAC

François Awoudo, SG de la HAAC

La presse universitaire et les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux pourraient bientôt être soumis à une régulation plus claire au Bénin. C’est en tout cas ce que laisse entendre François Awoudo, Secrétaire général de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), invité ce dimanche 6 juillet de l’émission « L’Entretien Grand Format » sur BIP Radio.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication prépare une nouvelle ère de régulation. Le Secrétaire général de l’institution, François Awoudo, a annoncé ce dimanche l’élaboration d’un cadre juridique spécifique pour encadrer deux sphères de communication restées jusqu’ici en dehors du périmètre traditionnel de la régulation : la presse universitaire et les réseaux sociaux.

« La presse universitaire fait partie des médias. Le problème, c’est que pendant longtemps, le législateur ne l’a pas prise en compte », a-t-il expliqué, tout en affirmant que les textes nécessaires sont en cours d’élaboration. Pour la HAAC, il est temps de poser un cadre clair : définir les conditions, les contours et les responsabilités de ces organes souvent livrés à eux-mêmes dans les universités. « La présente mandature travaille dur pour rattraper les retards accumulés. Les textes nécessaires sont en cours d’élaboration. Il faut commencer par définir les conditions, les contours et les responsabilités », a ajouté le secrétaire général.

Vers une régulation des réseaux sociaux ?

Au-delà des campus, c’est aussi le terrain numérique qui est dans le collimateur. La HAAC veut adapter la régulation aux réalités du digital. François Awoudo l’a dit sans détour : les réseaux sociaux, et plus précisément ceux qui y créent du contenu pour un large public, ne peuvent plus se soustraire à toute forme de responsabilité.
« Tout outil que vous utilisez pour véhiculer un message à l’adresse d’une masse de personnes est un média », a-t-il rappelé, soulignant qu’il n’est plus acceptable que certains producteurs de contenus se retranchent derrière leur statut d’utilisateur de plateforme. Pour lui, l’absence de régulation revient à laisser le champ libre à un « no man’s land », avec tous les risques que cela comporte en termes de désinformation, de propos haineux ou de confusion des genres.

 

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