Après l’accrochage entre Trump et Zelensky à la Maison Blanche, la Russie estime qu’il faut forcer Volodymyr Zelensky à faire la paix. Pour le Kremlin, le président ukrainien ne veut pas la paix, alors que Trump la prône.
L’échange extrêmement tendu entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, qui a fait le tour des médias, remet en cause les possibilités d’un probable cessez-le-feu définitif. En Russie, le porte-parole du gouvernement, Dmitri Peskov, a déclaré lors d’un point de presse que « quelqu’un doit forcer Zelensky à changer d’avis. Il ne veut pas la paix. Quelqu’un doit le forcer à vouloir la paix ». Le porte-parole du Kremlin estime que cet affrontement montre que le chemin vers la paix sera difficile à trouver. Pour lui, le président ukrainien Zelensky est responsable de ce qui s’est passé à Washington. « Ce qui s’est passé vendredi à la Maison Blanche a montré à quel point il sera difficile de trouver le chemin pour un règlement en Ukraine (…) Zelensky a montré un manque total de diplomatie », a-t-il dit lors du point de presse.
Le président ukrainien n’a pas présenté d’excuses après l’altercation, mais a assuré que la relation avec Donald Trump serait rétablie. Sur Fox News, il déclare : « Il veut mettre un terme à cette guerre, mais personne ne le souhaite plus que nous. Ce sera difficile sans votre soutien, mais nous ne pouvons pas perdre nos valeurs, notre peuple. Nous ne pouvons pas perdre notre liberté »
Alors que Zelensky était venu pour conserver le soutien des États-Unis en signant un accord sur les minerais ukrainiens, il est finalement parti précipitamment de la Maison Blanche. Donald Trump a menacé, devant les caméras, de laisser tomber l’Ukraine. « Il pourra revenir quand il sera prêt à faire la paix », a-t-il déclaré sur son réseau social Truth Social.
Pendant ce temps en Europe
Deux jours après le clash entre Trump et Zelensky à la Maison-Blanche, quinze dirigeants alliés de Kiev se sont réunis ce dimanche à Londres pour un sommet exceptionnel sur l’Ukraine et la sécurité en Europe. L’objectif est de renforcer les garanties de sécurité face aux craintes d’un désengagement américain. Une inquiétude accentuée par l’échange tendu entre Trump et Zelensky vendredi dernier.
Paris et Londres ont proposé, par ailleurs, une trêve partielle d’un mois en Ukraine. La trêve prendrait en compte « les airs, les mers et les frappes sur les infrastructures énergétiques », selon les propos d’Emmanuel Macron au journal Le Figaro. Pour lui, l’intérêt d’une telle trêve, qui exclut les opérations terrestres, réside dans sa capacité à être évaluée avec précision, malgré l’étendue du front, comparable à la distance entre Paris et Budapest.
Un prochain sommet est prévu à Bruxelles, en Belgique, les 20 et 21 mars 2025.
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