Le parti Union Progressiste le Renouveau (UPR) passe à l’offensive pour harmoniser la gestion de ses mairies. Par une directive signée le 11 mars 2026, la formation politique impose désormais des règles précises pour la composition des cabinets des maires issus de ses rangs.
L’objectif affiché par le secrétaire général Gérard Gbénonchi est clair : renforcer la cohérence entre l’action politique du parti et l’administration communale.
Le militantisme au cœur des critères de sélection
Pour intégrer un cabinet municipal sous les couleurs de l’UPR, la compétence technique ne suffit plus. Les futurs collaborateurs doivent désormais répondre à deux exigences majeures:
1- Expertise reconnue : Justifier des qualifications requises par la réglementation en vigueur.
2- Fidélité politique : Démontrer une appartenance et un engagement militant « avérés » au sein du parti.
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Un processus de validation sous haute surveillance
La directive instaure un mécanisme de contrôle interne rigoureux avant toute officialisation :
Consultation locale : Le maire soumet ses propositions au bureau de la section locale du parti (incluant les élus et anciens élus).
Droit d’objection : En cas de désaccord, une contestation écrite est transmise à la Haute Direction Politique (HDP).
Arbitrage final : La HDP dispose du dernier mot pour trancher les litiges « sans délai ».
L’exception notable : Le poste de Secrétaire particulier échappe à ce contrôle. Le maire conserve une totale liberté pour nommer la personne de son choix à cette fonction stratégique.
Équilibre social et promotion des femmes UPR
Au-delà de l’aspect partisan, l’UPR exhorte ses maires à respecter la diversité locale. La directive insiste particulièrement sur deux points :
Le respect des équilibres sociopolitiques de chaque commune.
Une volonté ferme de féminisation des cabinets, conformément aux engagements du parti pour une meilleure représentativité des femmes.

