Bénin : La famille de Candide Azannaï lance un cri d’alarme sur ses conditions de détention

Candide Azannai

Plus de deux mois après l’incarcération de l’ancien ministre Candide Azannaï, sa famille brise le silence. Dans un communiqué rendu public ce lundi, ses proches expriment leur profonde inquiétude face à la dégradation de son état de santé et dénoncent des conditions de détention jugées « austères » et « inadaptées ».

L’étau semble se resserrer autour de la situation carcérale de Candide Azannaï. Le président du parti « Restaurer l’Espoir », placé en détention provisoire le 20 décembre 2025 à la suite des événements liés à la tentative de coup d’État du 7 décembre, est aujourd’hui au cœur d’une vive préoccupation familiale. Ses proches, qui ont pu suivre l’évolution de son état, tirent la sonnette d’alarme sur un environnement qu’ils qualifient de « préjudiciable à son bien-être ».

Un état de santé jugé préoccupant

Selon les termes du communiqué, les conditions de vie en milieu carcéral imposées à l’opposant seraient particulièrement rudes. La famille pointe du doigt non seulement l’austérité de la cellule, mais surtout un manque d’accès à des soins médicaux appropriés.

« Nous constatons avec amertume que l’environnement actuel ne permet pas de garantir l’intégrité physique et psychologique de notre proche », indique le communiqué.

Cette situation constitue, selon eux, une source d’inquiétude croissante, d’autant plus que le suivi médical de l’intéressé nécessiterait une attention particulière que le système pénitentiaire actuel peinerait à fournir.

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Appel à une intervention des autorités

Face à ce qu’ils considèrent comme une violation des standards humanitaires, les proches de M. Azannaï interpellent directement les institutions judiciaires et les pouvoirs publics. Ils exigent :

– La mise en place de mesures urgentes pour améliorer ses conditions de vie.

– Un accès immédiat et régulier à un suivi médical adéquat.

– Le respect strict des droits fondamentaux garantis par les normes nationales et internationales en vigueur.

Le silence des autorités

Pour l’heure, ni l’Agence Pénitentiaire du Bénin (APB) ni le ministère de la Justice n’ont réagi officiellement à ces allégations. Ce mutisme des autorités judiciaires alimente les interrogations au sein de l’opinion publique, alors que le climat politique reste marqué par les suites des arrestations de décembre dernier.

La famille de Candide Azannaï conclut son message en disant espérer « une réponse rapide et des actions concrètes », rappelant que la détention provisoire ne doit en aucun cas se transformer en un traitement dégradant pour le justiciable.

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