Moyen-Orient : Donald Trump annonce la mort du Guide suprême Ali Khamenei

Guide suprême Ali Khamenei

Le président américain a affirmé ce samedi que l’ayatollah Ali Khamenei avait été tué lors d’une offensive conjointe d’envergure menée par les États-Unis et Israël. Si Benyamin Nétanyahou évoque des « signes » concordants, l’Iran dénonce une stratégie de « guerre psychologique » et n’a pas confirmé le décès.

C’est un séisme géopolitique dont les répliques secouent déjà tout le globe. Samedi 28 février, au terme d’une journée de frappes aériennes massives sur le sol iranien, Donald Trump a pris la parole sur son réseau social Truth Social pour annoncer la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

« Khamenei, l’un des personnages les plus malfaisants de l’Histoire, est mort », a écrit le président américain, précisant que le Guide suprême n’avait pu échapper aux « systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués » mis en œuvre en étroite collaboration avec Tsahal.

Une offensive « chirurgicale » sur Téhéran

L’armée israélienne a confirmé avoir ciblé le complexe résidentiel du Guide au cœur de la capitale. Selon les premiers rapports, une trentaine de bombes auraient frappé le secteur, protégé par les Gardiens de la Révolution. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est apparu à la télévision peu après pour affirmer qu’il existait « de nombreux signes » que le « tyran » n’avait pas survécu à l’assaut.

Outre Ali Khamenei, plusieurs hauts gradés auraient péri, dont Mohammad Pakpour, chef des forces terrestres des Gardiens de la Révolution, et Ali Shamkhani, conseiller diplomatique influent.

Téhéran crie à la « désinformation »

Du côté de la République islamique, le silence officiel a d’abord régné avant que les services de communication du Guide ne rejettent en bloc ces affirmations. Le responsable des relations publiques du bureau de Khamenei a accusé l’Occident de recourir à une « guerre psychologique » pour semer la confusion.

Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à certains médias que l’ayatollah était « toujours en vie, pour autant qu’il sache », tout en restant évasif sur sa localisation exacte. Des rumeurs font état d’un transfert vers un lieu sécurisé dès le début des frappes de l’opération « Epic Fury ».

La fin d’une ère de 37 ans

Âgé de 86 ans, Ali Khamenei est le doyen des chefs d’État du Moyen-Orient. Au pouvoir depuis 1989, après le décès du fondateur de la République islamique Rouhollah Khomeini, il a exercé une autorité quasi absolue sur les piliers religieux, militaires et politiques de l’Iran.

Son règne a été marqué par :

Une confrontation permanente avec les États-Unis et Israël.

Le développement du programme nucléaire iranien.

Une répression féroce des mouvements de contestation interne, notamment le « Mouvement vert » en 2009 et les manifestations « Femme, Vie, Liberté » en 2022.

Un saut dans l’inconnu

Alors que l’Iran a déjà répliqué en lançant des salves de missiles sur des bases américaines dans le Golfe et vers le territoire israélien, l’incertitude sur le sort de Khamenei place la région sur le fil du rasoir. Si sa mort était confirmée, elle ouvrirait une crise de succession inédite dans un pays déjà fragilisé par une crise économique profonde et des tensions sociales explosives.

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