Le Nigeria est présenté comme le principal foyer des réseaux de cybercriminalité impliquant des ressortissants chinois en Afrique, selon les autorités nigérianes.
Depuis le début de l’année 2025, des centaines de citoyens chinois ont été interpellés dans le pays.
Des escroqueries en ligne à grande échelle leur sont attribuées. Selon la Commission nigériane de lutte contre la criminalité économique et financière (EFCC), des arnaques sentimentales sur Internet sont principalement mises en cause.
Des victimes ont été incitées à investir dans de fausses plateformes de cryptomonnaies.
Les cibles ont été identifiées au Nigeria et à l’étranger.
En août 2025, 60 ressortissants chinois ont été expulsés du Nigeria.
Ils figuraient parmi plus d’une centaine de personnes condamnées pour fraude informatique et cyberterrorisme.
En février 2025, de nouvelles arrestations avaient été annoncées.
Une coopération renforcée avec des partenaires internationaux avait alors été évoquée par l’EFCC.
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La cybercriminalité est considérée comme une menace pour l’économie nigériane.
Des effets négatifs sur la cohésion sociale sont également mentionnés.
Le blanchiment d’argent est régulièrement cité par les autorités.
Des opérations similaires ont été signalées dans plusieurs pays africains.
En Angola, 46 ressortissants chinois ont été arrêtés en 2024.
Un casino en ligne illégal était exploité depuis un hôtel de Luanda.
Du côté de la Namibie, neuf ressortissants chinois ont été interpellés en 2023.
Une escroquerie dite du « pig butchering » était alors visée.
En Zambie, un réseau impliquant 22 ressortissants chinois a été démantelé.
Malgré ces opérations, le Nigeria reste identifié comme le principal centre de ces activités sur le continent.
Fin 2024 et début 2025, près de 1000 suspects ont été arrêtés.
Parmi eux, 177 ressortissants chinois ont été recensés.
Des raids ont été menés à Abuja et Lagos, selon les autorités.

